La guerre des suites créatives
La guerre des suites créatives : que doivent en penser les photographes mobiles ?
« Allô la tour, je demande l’autorisation pour un passage bas. » — « Négatif Ghost Rider, la boucle est pleine. »
Cette réplique culte de Top Gun résume parfaitement ce qui se passe dans le ciel de la création numérique. La citadelle Adobe, longtemps imprenable, se retrouve soudain encerclée. Et nous, simples photographes mobiles armés de nos iPhone, on observe la bataille depuis notre transat en se demandant : « Est-ce que ça va changer quelque chose à ma photo de coucher de soleil ? »
Trois prétendants au trône
Adobe Creative Suite reste le choix des professionnels. Quelques centaines d’euros par an ? Une broutille quand on facture ses clients. Et surtout, personne ne veut réapprendre à faire un détourage après quinze ans de muscle memory sur Photoshop.
Apple Creative Studio arrive avec un argument massue : l’intégration. Votre Mac parle à votre iPad qui parle à votre iPhone. C’est beau, c’est fluide, c’est… exclusif. Apple fait du Apple.
Affinity by Canva joue la carte du gratuit. Oui, gratuit. Mais attention : la courbe d’apprentissage ressemble davantage à une falaise qu’à une pente douce.
Et Photomator dans tout ça ?
Voilà ce qui m’intrigue. Photomator, absent d’Apple Creative Studio, reste aujourd’hui le concurrent le plus sérieux de Lightroom mobile sur iPhone. Je l’utilise, je l’apprécie. Mais une question me taraude : Apple va-t-il progressivement l’absorber dans son application Photos, comme un trou noir avale les étoiles environnantes ?
Ce qu’on peut en retenir pour la photo mobile
Première leçon : pas de panique. Snapseed est gratuit et excellent. Lightroom mobile fait le travail. Photomator aussi. Notre flux de travail n’est pas menacé.
Deuxième leçon : la curiosité ne coûte rien. Affinity est gratuit, alors pourquoi ne pas y jeter un œil ? Sans pression, sans urgence, juste pour voir.
Troisième leçon : restons agiles. Les géants se battent, les applications évoluent, certaines disparaîtront. Notre meilleur atout reste de ne pas s’enfermer dans un seul outil.
En attendant, la boucle est peut-être pleine là-haut, mais sur nos iPhone, on a encore de la place pour expérimenter.